Les projets de rénovation énergétique des Français en 2026 : un marché stratégique pour les professionnels

15 avril 2026

Cofidis présente son analyse des projets de rénovation énergétique des Français : travaux, DPE, aides d’État et leviers de financement pour les professionnels.

En 2026, les rénovations énergétiques des logements s’imposent comme un moteur durable de l’économie du bâtiment.

La rénovation énergétique des logements français structure désormais le marché du bâtiment. Les données publiques 2025 confirment l’ampleur des besoins. Le parc de résidences principales reste marqué par un nombre élevé de passoires thermiques. Les ménages souhaitent réduire leur consommation d’énergie. Les aides d’État soutiennent ces rénovations, mais leur cadre évolue. Pour les professionnels, il est indispensable de comprendre les principales motivations et d’intégrer un financement dans leurs solutions pour aider la prise de décision.

Marché 2026 : des logements énergivores au cœur des travaux de rénovation

La France compte près de 30 millions de résidences principales[1] . Une part significative reste classée F ou G au Diagnostic de performance énergétique (DPE). Ces logements nécessitent davantage de chauffage pour maintenir un niveau de chaleur confortable. Cette surconsommation d’énergies accroît les émissions lorsque le système repose sur le gaz ou le fioul.

Selon les données les plus récentes, le volume total de travaux de rénovation énergétique atteint environ 2,7 à 3 millions de gestes par an[1] . Près de 200 000 rénovations d’ampleur combinent isolation, chauffage et production d’eau chaude.

Malgré ce volume important, le taux de rénovation reste inférieur aux objectifs fixés pour la transition énergétique. Le parc de logements anciens représente donc un gisement durable pour l’économie du bâtiment.

La performance énergétique mesurée par le DPE influence désormais la valeur moyenne d’un logement. Les propriétaires anticipent les restrictions concernant les logements les plus énergivores. Les travaux de rénovation deviennent un levier patrimonial stratégique.

Les ménages face aux travaux énergétiques : motivations et arbitrages économiques

Les motivations des ménages évoluent légèrement en 2026.

Selon l’étude Toluna pour Cofidis[2], les ménages qui envisagent des futurs travaux le font pour  :

  • réduire leurs facture d’énergies à 62 %, contre 61 % des personnes ayant fait des travaux récemment ;
  • améliorer leur confort thermique à 53 %, contre 62 % des personnes ayant fait des travaux récemment  ;
  • valoriser leur logement à 39 %, contre 38 % précédemment.

Les économies d’énergie

Les ménages veulent faire baisser leur facture énergétique. Les données montrent que la rénovation peut réduire significativement la consommation d’énergies et donc les dépenses. La performance énergétique du logement devient un critère dans la gestion du budget des ménages.

Le confort thermique

Les personnes qui envisagent des travaux de rénovation énergétique veulent mieux conserver la chaleur dans leur logement. Ils souhaitent limiter les déperditions liées à une isolation insuffisante. Le chauffage représente une part majeure de la consommation d’énergie des résidences principales.

La valorisation du logement

Le DPE, avec sa note allant de A à F ou G, influence directement le prix de vente ou de location des logements. Un logement bien classé attire davantage d’acquéreurs et limite les négociations à la baisse. Pour les propriétaires, améliorer le DPE devient un enjeu stratégique, notamment dans un contexte de restrictions progressives concernant les passoires thermiques.

Quels types de travaux dominent les rénovations des logements ?

Les données institutionnelles montrent que l’isolation thermique reste le principal type de travaux réalisés[1].

Les travaux de rénovation énergétique des logements concernent principalement :

  • L’isolation des combles, murs, planchers et menuiseries ;
  • Le remplacement du système de chauffage ;
  • L’optimisation de la production d’eau chaude.

L’isolation limite les pertes de chaleur et réduit la consommation énergétique moyenne du logement. Le remplacement du chauffage améliore le rendement et diminue les émissions.

À noter : les rénovations d’ampleur combinent plusieurs interventions et permettent une amélioration significative du DPE.

Pour aller plus loin dans les solutions énergétiques d’avenir, découvrez aussi notre article dédié à l’installation de panneaux solaires, les aides disponibles et les solutions de financement adaptées aux projets photovoltaïques.

Conjoncture 2026 : rénovation des logements et économie du bâtiment

Le rapport de janvier 2026 de la Fédération française du bâtiment (FFB) confirme que la rénovation représente une part majoritaire de l’activité du secteur[3].

Dans un contexte de ralentissement du neuf, les travaux de rénovation énergétique des logements soutiennent l’économie des entreprises. Le taux d’activité du segment rénovation reste plus stable que celui de la construction neuve.

Le manque de confort des passoires thermiques et la hausse du coût des énergies sont autant de facteurs qui renforcent la demande.

Aides d’État pour rénovation énergétique, ANAH et complexité des dossiers

Les aides d’État jouent un rôle structurant dans le déclenchement des projets de rénovation énergétique des Français. Elles soutiennent les ménages dans leurs travaux et réduisent le reste à charge. L’Agence nationale pour l’habitat (ANAH) demeure un acteur central dans la gestion des dispositifs d’accompagnement.

Cependant, le cadre des aides évolue régulièrement en fonction des lois de finances. Les conditions d’éligibilité, les plafonds et les types de travaux soutenus changent chaque année. Certaines catégories de rénovations voient leur champ d’action restreint, tandis que d’autres sont renforcées.

Le montage des dossiers devient donc plus technique. Selon OpinionWay, plus de la moitié des Français jugent ces démarches complexes[4] . La simplification des dossiers constitue un facteur clé pour améliorer le taux de concrétisation.

Les aides d’État soutiennent une partie du coût total des rénovations. Mais, elles ne couvrent pas toujours l’investissement global nécessaire pour atteindre une performance énergétique optimale. Le financement complémentaire devient alors un levier décisif.

Financement rénovation énergétique : transformer les dossiers en chantiers

Le marché des travaux de rénovation énergétique repose sur trois leviers :

  • Les aides d’État réduisent le reste à charge ;
  • Les économies d’énergie améliorent la rentabilité moyenne du projet ;
  • Le financement facilite la décision des ménages.

L’étude Toluna[2] pour Cofidis montre que 49 % des ménages seraient prêts à recourir à un crédit ou un prêt. 39 % envisagent le recours à une ou des aides publiques. Les critères prioritaires restent les démarches simplifiées et une flexibilité des mensualités.

Pour les professionnels, proposer une solution intégrant aides, accompagnement des dossiers ANAH et financement adapté améliore le taux de transformation.

Les infos clés sur les projets de rénovation énergétique des Français en 2026

  • Près de 30 millions de résidences principales composent le parc de logements français.
  • Plusieurs millions de logements restent classés F ou G, considérés comme passoires thermiques.
  • Environ 2,7 à 3 millions de gestes de rénovation énergétique sont réalisés chaque année (un même logement peut bénéficier de plusieurs « gestes » de rénovation).
  • Près de 200 000 rénovations d’ampleur combinent plusieurs types de travaux (isolation, chauffage, eau chaude).
  • Les aides d’État changent et les dossiers sont complexes à monter, ce qui nécessite un accompagnement.
  • La rénovation énergétique constitue aujourd’hui un pilier de l’économie du bâtiment.
  • Près de la moitié des ménages envisageant des travaux de rénovation énergétique pensent faire un prêt ou un crédit.

Ces données soulignent que les projets de rénovation énergétique des Français sont un pilier de valorisation et de transformation des logements existants. L’enjeu central reste la transformation des intentions des ménages en travaux financés et en dossiers concrétisés.

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[1] Ministère de la Transition écologique, Service des données et études statistiques, Tableau de suivi de la rénovation énergétique dans le secteur résidentiel (données 2025, mise à jour février 2026).

[2]Étude Toluna pour Cofidis, réalisée sur un  échantillon de 1070 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, août 2025.

[3]Fédération Française du Bâtiment, Bilan 2025 et perspectives 2026 du secteur du bâtiment.

[4] OpinionWay pour Qualit’EnR, Baromètre 2025 des Français et la rénovation énergétique.