Seconde main et économie circulaire : quand la consommation responsable redessine le retail français
02 janvier 2026
Découvrez comment seconde main, reconditionné et réparation redessinent le retail français et répondent aux attentes des consommateurs.
85 % des Français ont déjà acheté en seconde main ou reconditionné[1]. Ce chiffre révèle bien plus qu’une tendance passagère : il marque un véritable basculement. La consommation responsable n’est plus l’apanage d’une minorité engagée, mais une pratique ancrée dans les comportements d’achat de masse. Face à une inflation persistante, les Français cherchent des leviers pour protéger leur pouvoir d’achat. La seconde main et le reconditionné deviennent ainsi des réponses pragmatiques et accessibles. Pour les retailers, cette tendance structurelle n’est pas une menace, mais une opportunité majeure à intégrer stratégiquement.
Un marché en pleine transformation
En quelques années, la seconde main est passée d’un réflexe opportun à un mode de consommation installé. 85 % des Français déclarent avoir déjà acheté un article d’occasion, tous univers confondus1. Le reconditionné progresse aussi fortement, 61 % des consommateurs ayant déjà opté pour ce type de produits, qu’il s’agisse d’un véhicule, d’un équipement électroménager ou d’articles de mode[2].
Les plateformes numériques jouent un rôle d’accélérateur : 72 % des Français ont déjà acheté ou vendu via une marketplace comme Vinted, LeBonCoin ou BackMarket2. Ce réflexe n’est plus réservé aux early adopters : les 18-34 ans figurent parmi les plus assidus (92 % des acheteurs), mais les plus de 65 ans s’approprient, eux aussi, ces nouveaux usages (77 %), preuve que la seconde main séduit désormais toutes les générations[3].
Tendances et comportements d’achat
Face à une consommation plus raisonnée, les Français redéfinissent leurs priorités et adoptent de nouveaux réflexes d’achat.
Les produits les plus achetés
La seconde main s’impose d’abord sur les véhicules : 68 % des acheteurs citent cette catégorie, principalement pour des raisons d’économie (92 %)1. La motivation environnementale ne concerne que 34 % des acheteurs2. Ce basculement ouvre un champ important pour les acteurs de l’auto, qui peuvent structurer des offres de reprise, de financement et de revente autour du prix plus que du seul argument écologique
Les accessoires de mode arrivent ensuite, avec 53 % d’adeptes1. Le segment est particulièrement prisé par les femmes et les moins de 35 ans (65 %)2.
Le mobilier et la décoration séduisent 51 % des consommateurs, avec une surreprésentation des CSP+ et des habitants des petites agglomérations1.
Côté produits techniques, 45 % des Français se tournent vers l’électronique1 (dont 47 % pour des raisons environnementales2) et 34 % vers l’électroménager1, où la préoccupation écologique est encore plus forte (52 %)2.
La réparation s’impose dans les usages
La réparation devient un automatisme pour une large majorité : 86 % des Français déclarent privilégier la réparation d’un produit plutôt que l’achat d’un neuf. Le réflexe est particulièrement marqué pour les véhicules (78 %), l’électroménager (64 %) et l’électronique (63 %), où le coût de remplacement et l’impact environnemental sont plus visibles1.
À l’inverse, la réparation reste moins ancrée pour la mode et le mobilier, où seulement 51 % des consommateurs y ont recours1.
Pour les enseignes, ce basculement vers la réparation implique de développer des services dédiés (ateliers, partenariats, extension de garantie, bonus réparation) et de repenser la relation client dans la durée plutôt que sur le seul acte d’achat.
Marketplaces et digital : de nouveaux réflexes des consommateurs
Le digital joue un rôle clé dans la démocratisation de la consommation circulaire. Près de trois quarts des Français utilisent désormais des marketplaces pour acheter ou vendre des biens de seconde main, dont 29 % y recourent régulièrement2. Les plateformes deviennent un passage quasi obligé du parcours d’achat, au même titre que les sites e-commerce classiques.
Ces usages sont particulièrement ancrés chez les 25-34 ans, dont neuf sur dix fréquentent ces plateformes, mais également chez les étudiants (48 %) et les CSP- (35 %)2. Pour les marques et les distributeurs, cela signifie qu’une part croissante de la valeur se joue sur ces environnements digitaux, où se combinent seconde main, services de paiement et expériences communautaires.
Comprendre les dynamiques de marché
Entre aspirations environnementales, contraintes de budget et besoin de confiance, les dynamiques de la consommation responsable en France résultent d’un équilibre fragile.
Pourquoi les Français achètent responsable ?
L’économie reste le premier moteur des achats responsables : selon les catégories, entre 74 % et 87 % des Français déclarent choisir la seconde main ou le reconditionné avant tout pour payer moins cher à qualité équivalente3. Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat, la consommation circulaire devient ainsi un réflexe budgétaire plus qu’un simple geste militant.
La motivation environnementale progresse, mais arrive en second : elle concerne entre 34 % et 52 % des acheteurs selon les produits, avec un poids plus fort sur l’électronique, l’électroménager et certains segments premium3.
S’ajoute une troisième raison, surtout pour la mode et le mobilier : l’accès à des pièces rares ou introuvables en neuf, qu’il s’agisse d’une marque épuisée, d’une ancienne collection ou d’un meuble de caractère, ce qui nourrit aussi la dimension plaisir et différenciation.
Les freins persistants
Même si la consommation responsable progresse, le prix reste un frein majeur : 45 % des Français jugent les produits responsables trop chers, surtout parmi les ménages les plus contraints budgétairement1. Beaucoup arbitrent encore en faveur du neuf bon marché, même s’ils se disent sensibles aux enjeux environnementaux.
La confiance constitue l’autre grand obstacle. 73 % des consommateurs évoquent la peur de l’arnaque, et 68 % mettent en avant un manque de fiabilité ou de qualité sur les produits d’occasion ou reconditionnés3. Sans garanties claires, ni certification ni services de paiement sécurisés, une partie du public reste à distance des offres responsables, malgré son intérêt déclaré.
Économie circulaire : quelles opportunités pour les retailers ?
L’économie circulaire n’est plus un sujet d’image, c’est un levier business pour le retail :
- Capter de nouveaux clients : seconde main, reconditionné et réparation permettent d’attirer des profils sensibles au prix, aux petits budgets et aux jeunes très présents sur les marketplaces.
- Fidéliser par la valeur : proposer des offres responsables renforce la confiance, la préférence de marque et la perception de valeur, au‑delà du simple prix.
- Diversifier l’offre : ajout de seconde main, reconditionné, réparation, location ou abonnement pour générer des revenus récurrents et prolonger la vie des produits.
- Intégrer la circularité au e-commerce et au magasin : rachat, revente et reprise directement dans les parcours en ligne et en point de vente, avec une gestion unifiée des stocks.
- Proposer des services augmentés : extension de garantie, abonnements, réparation, interventions préventives pour rassurer sur la qualité et lever les freins liés à la confiance.
Le paiement en plusieurs fois, levier central
La possibilité d’étaler ses paiements apparaît comme un véritable déclencheur d’achat.
- 48 % des consommateurs seraient prêts à acheter des produits responsables s’ils pouvaient étaler le paiement1. Ce chiffre monte à 59 % chez les moins de 35 ans
- 43 % des réticents au prix pourraient changer d’avis si facilité de paiement proposée3.
Pour les retailers, proposer le paiement en plusieurs fois, c’est l’occasion :
- D’augmenter la conversion et le panier moyen en rendant accessible l’offre responsable.
- De fidéliser les clients sur le long terme via des parcours personnalisés (achat + paiement + services).
- de répondre aux attentes croissantes des consommateurs, conditions à prix abordable.
Cofidis accompagne la transition vers une consommation plus responsable
Cofidis met à disposition des enseignes des solutions de paiement et de services pensées pour soutenir l’économie circulaire et rassurer les clients.
- Paiement fractionné 3 à 12 fois : pour booster le panier moyen et la conversion sur tous les canaux (e-commerce, magasin, vente à distance).
- Garanties affinitaires sur mesure : électroménager, multimédia, image/son, pour sécuriser l’expérience client et prolonger la durée de vie des produits, neufs comme reconditionnés.
- Parcours omnicanaux fluides : une expérience de paiement simple et cohérente, du web au magasin, pour favoriser l’achat responsable sans friction.
- Financement des offres responsables : crédits et offres dédiées à la mobilité douce et à la rénovation énergétique, ainsi qu’à des abonnements « tout compris » incluant réparation, prévention et assurances.
L’essor de la seconde main et de l’économie circulaire incarne une transformation durable du secteur retail. Plus qu’une simple tendance, elle s’impose comme le nouveau moteur de croissance du secteur. Pour les retailers, l’adaptation à ces usages n’est plus une option : c’est la condition essentielle pour rester pertinent, digne de confiance et durable face à des consommateurs en quête de sens, de diversité et de transparence.
| Les trois points clefs : La consommation circulaire s’ancre de plus en plus profondément dans les habitudes des Français. Pour les retailers, intégrer la seconde main, la réparation et des solutions de paiement flexibles permet de conquérir de nouveaux marchés tout en fidélisant une clientèle de plus en plus attentive à la responsabilité et à l’expérience d’achat. Rendre l’achat responsable accessible passe par des parcours clients fluides, des garanties et l’innovation dans les moyens de paiement. |
[1] https://www.cofidis-business-solutions.fr/experience-client/la-consommation-responsable-une-pratique-courante-pour-une-majorite-de-francais/
[2] Digital Mag : Du panier à l’impact : comment le paiement devient moteur de circularité.
[3] E Commerce Mag : Seconde main : un marché que les retailers ne peuvent plus ignorer
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